La loi dite ALUR, votée le 24 mars 2014, imprégnée d’un souci constant, tout au long de ses 177 articles, de rendre le droit toujours plus incertain, plus obscure et moins compréhensible, a décidé d’ajouter une nouvelle complexité en matière de vente immobilière. En effet, son article 54 impose dorénavant au vendeur d’ajouter à la loi Carrez …. La superficie habitable. Comme cela est un usage dans les lois les plus récentes, une formulation d’une grande précision invite à se demander de quelle surface habitable il s’agit, puisque la loi évoque de manière mystérieuse un « décret en Conseil d’Etat ». Il nous semble que ce décret existe déjà, puisque c’est précisément celui qui est codifié à l’article R 111-2 du Code de la construction … et que l’on n’ose imaginer que le législateur aurait repoussé les limites de la créativité jusqu’à prévoir qu’un nouveau décret viendrait créer une deuxième surface habitable ….. Et vous que pensez-vous de la loi Alur, est-ce un avantage ou une épine dans le pied ?